XM PROD



5 armées achetées, 1 hobbit offert !
17/12/2014



Et voici venue la critique du tant attendue du dernier volet du Hobbit. Et la chose n'est pas aisée.
Chronologiquement, le film démarre bien, avec le chapitre final du dragon, dans la continuitée du second volet. Bon, il y a dès le débuts quelques fantaisies mais dans l'ensemble c'est pas mal et la ville de Dale et vraiment belle.

Il y a un petit insert hors sujet (avec l'apparition de Sauron et des Nazguls) mais que l'on concède à Peter Jackson qui a tourné le Hobbit comme un Prequel du Seigneur des anneaux. Là encore on s'autorise quelques divagation, mais la magie est très esthétique. Comme je le disait pour La désolation de Smaug, la magie est là encore plus belle que dans Harry Potter qui a pourtant largement maitrisé le genre sur les dernières années.

Les passages dans Erebor sont également dans la lignée du second opus et la citée naine est toujours aussi belle. Puis vient l'armée naine avec son petit humour et commence la bataille.

Là les choses se compliquent. Autant les mouvements de troupes sont clairs et distincts, autant le méli-mélo de la bataille est confus, d'autant que les armures naines ne se distinguent pas vraiment de celle des orcs. Et les combats individuels sont vraiment too much : ils auraient voulu faire du burlesque, ils n'auraient pas fait mieux. A partir de là, ils y a trop de choses exagérées, l'action devient un peu confuse et la fin est très soudaine. Au niveau du découpage il y a clairement un soucis : couper au niveau du Dargon le second film était très bien vu, mais la bataille n'occupe pas tant de place dans le livre. Peter Jackson se fait un plaisir personnel; soit mais alors il aurait du pousser ça au bout de l'idée sans nous faire une parodie de jeu vidéo dans les combats individuels et donner plus d'intensité à ses scènes de batailles. Sans parler des scènes ''instant émotion'' qui sont souvent risibles. Et cette fin un peu boiteuse ruine un peu la trilogie, à l'image de la musique mise sur le générique de fin. Pourquoi n'avoir pas remis "Misty Mountains" du premier opus qui avait tant plu ? Ah bah non partons sur un autre hors sujet !

Enfin, à noter que dans ce film, Bilbo est vraiment sur la touche, dommage pour un personnage aussi attachant et surtout pour un film appelé "Le Hobbit".

Pour autant, si on revient sur la trilogie au complet, ça reste une performance honorable dont l'apogée se trouve dans Erebor qui était graphiquement incroyable. Ça aura fait un prequel correct au Seigneur des Anneaux, même si ça ne parvient pas à le surpasser.




Ça défouraille à tout va
08/12/2014



Encore un polar à la française diront certain ; car en France, on a du mal à se renouveler. Et bien, oui et non. La French avait attiré mon attention : DuJardin dans un polar, c'est pour moi une première. Et puis j'aime bien Dujardin. Et puis ça plairait à mon père. Bref.

Sur le plan technique : photographie correcte, même si plutôt standard. Musique : elles ne m'ont pas marquées. Les décors sont eux aussi assez réussis, et on mord à l'effet ''années 70''. Acteurs : alors là je dois dire qu'il n'y a rien à dire. J'ai eu peur par moment que la patte Dujardin dénote un peu, soit maladroite, ou qu'il manque de poids à l'image, mais il réussit à donner un côté nerveux à son personnage avec succès. Il ne tombe pas dans le piège du sur-jeu et au final s'oppose très bien à Gilles Lellouche, très à l'aise dans son personnage. Soyons honnête, même si Dujardin est quelque part mon petit préféré, Gilles Lellouche le surclasse ici : sa stature en impose encore plus et nous amène même à éprouver une certaine sympathie pour Zampa.


Le scénario : Si une ou deux lenteurs le glisse dans la narration, de manière générale, c'est propre et bien découpé. Bien évidemment, il n'a pas fallu chercher l'inspiration très loin puisque l'histoire est à beaucoup de pour-cents vraie. Mais le point ici est de dire que l'adaptation en est propre.

En conclusion : les impressions qu'il me reste de ce films sont un peu confuses, comme pour les Lyonnais un autre polar biopic à la française. A la sortie de la salle : ravi. Après coup, plus confus : s'il a tout pour être un bon film et se regarde sans accrocs, il ne se dégage pas une image, une couleur ou une ambiance spécifique au film. Ce quelque chose qui fait que vous pourrez raconter l'histoire sans peine. Un peu comme un plat parfait mais qui manque de sel, ou une photo qui manque de contraste : tout est très réussis mais il manque ce je ne sais quoi. Enfin bon, pour autant il vaut son pesant d'or et reste un des films français de l'année à voir (Bien plus que Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu avec lequel on nous bassine encore 9 mois après !)




La sortie, c'est par là.
02/12/2014



Parce que se vider le crâne avec un petit blockbuster ne fait pas de mal, je suis aller voir labyrinthe dont le concept avait attiré mon attention. Cet univers un peu obscure où les ''participants'' ne savent pas où ils sont et qui les retient pouvant donner lieu à bon film. Au final, verdict mitigé.

Chronologiquement, le film démarre bien, l'ambiance se pose, bien supportée par les acteurs quoique très conventionnel : l'arrivée au camp et la découverte de celui-ci reste très proprette. Même avec les bruitages incessant, on ne mort pas vraiment à la menace du labyrinthe. Et puis vient la première entrée dans le labyrinthe et avec le premier moment d'excitation... ...qui hélas se termine trop vite. Et on s'accroche donc à ces quelques secondent qui légitiment l'histoire.
Malgré qu'il n'y ait pas de temps mort l'histoire piétine et c'est un peu ainsi jusqu'à l'exploration plus poussée du labyrinthe avec la pièce bizarre électronique. Là les choses sérieuses commencent... ... enfin.
Quant à la fin, eh bien il fallait en trouver une et ce n'était pas chose aisée. Alors si le film est plutôt correct, la fin pourra en faire sourire plus d'un.

En clair, si sur le plan technique on est très standard, sur le plan histoire, on est très conventionnel. Le pitch était plein de ressources, mais qui n'ont malheureusement pas été exploitée et le film est au final assez fade. Quant à la fin... je n'en dirait pas plus et n'en pense pas moins ... (On va éviter de spoiler pour les curieux !). Si le film essaie de surfer sur la vague de Hunger Game dans le style ''survie'', il n'arrive pas à faire mieux ou à se trouver une vraie identité. Je ne suis pas ennuyé, mais néanmoins j'ai été déçu au vu des possibilités qu'offrait le pitch. A regarder chez soi.




D'une puissance formidable !
30/11/2014



Alors bien sûr, Interstellar s'adresse assez franchement aux fans de science-fiction et autres amateurs de films se déroulant dans l'espace. Si le style est dans vos cordes, celui-ci réussit à se trouver un véritable caractère, avec une bonne histoire et un style bien à lui. Je veux dire qu'il eut été facile de ressortir un film type Gravity ou autre pour surfer sur la vague, mais le chalenge réside dans la capacité à faire du neuf. Ici on est pas déçu car ça ne sent pas le réchauffé.

Il est graphiquement très beau : les vues de Saturne m'ont bluffé par exemple. En fait, les séquences dans l'espace se dénotent vraiment là où le reste est un peu plus quelconque. Et si les acteurs sont bons et la musique des plus banale, le film est marquant pour l'originalité son histoire ; qui de plus est est extrêmement précise. Physicien de formation j'en atteste, à part la séquence du trou noir et quelques détails, le film est exacte sur la phénoménologie : le son dans l'espace, la déformation de l'espace temps par la gravité mais surtout :la relativité restreinte. Ah cette bonne vieille relat', complexe comme pas deux et ici si bien mise en scène !

Je crois là tenir ma conclusion : le pitch est simple et l'histoire aurait pu être banale. Mais le regarde que ce film porte sur l'espace, la précision dans le réalisme et l'écriture parviennent à faire de ce film un petit bijoux. Les trois heures passent toutes seules et on en ressort des étoiles plein les yeux !




Hunger Games la révolte
23/11/2014



Avis aux détracteurs, ce troisième film n'est pas si mal que ça. Plus précisément :
Est-ce un bon film ? Oui
Est-ce que les gens attendaient ? peut-être pas.
Est-ce fidèle au livre ? J'en sais rien.

Toujours est-il que si que si le spectateur y va, avisé par les critiques, en sachant que ce n'est pas un film d'action au même titre que les deux premiers opus - encore que ces deux ne sont pas non plus les plus rythmés que le genre est pu connaitre - alors oui le film sera largement apprécié.
Dans tous les cas, il ne s'agit plus des Hunger Games mais de la révolte qui gronde : donc exit les jeux pour laisser place au reste : Katnis. Katnis que Jennifer Lawrence interprète merveilleusement bien, donnant encore plus de profondeur au personnage que dans les films précédents.

Le scénario aussi, encore que moins complexe que ce qu'on aurait pu espérer, travaille néanmoins très bien le suspens et ne tombe jamais dans le risible de certains blockbusters du genre.

Enfin, avec un rythme plus posé, on pourra d'avantage apprécier le graphisme : les images sont plus travaillées encore et une véritable esthétique se dégage de l'ensemble. Et si, comme je le lisais dans une critique, la musique n'est pas marquante - pour du James Horner en effet - elle n'en reste pas moins correcte.

Au final je dirais que les gens ne sont jamais content et que comparativement au deuxième opus que j'ai trouvé au premier visionnage très lent à démarrer, cet opus ci est beaucoup plus équilibré. Les palabres servent à quelque chose - plus qu'à s'apitoyer sur son sors en tout cas - et l'action évolue dans une direction bien définie, là où le deuxième volet - lequel était plus difficile à anticiper à partir du premier - s'étiole un peu. Équilibré d'une part, et surtout très efficace : la monté du suspens est vraiment bonne, plusieurs scènes sont assez intenses (relatif selon ce que vous êtes habitués à voir bien sûre) et le tout est visuelement agréable.

En conclusion, même si on est pigeon de bon gré puisqu'on paiera deux fois, cette première partie est un bon film.