Les trois frères et une fille en trop.

In / cine by XM studio host

J’ai été voir Les trois frères le retour, intrigué, ayant toujours beaucoup aimé les comédies des Inconnus. Leurs deux plus gros succès : Les rois mages et Les trois frères sont bons par leur  »innocence », une écriture fluide et spontanée, un humour certain et un bon ensemble de personnages. Dès lors l’annonce de leur retour, j’ai été intéresse, et faisant fi d’une campagne de pub surabondante et donc de mauvaise augure j’ai foncé dès la première semaine. Les critiques, très mauvaise des journaliste largement sur-compensée par celle des spectateur donnait un air rassurant. Et pourtant…

On démarre certes sur un style un peu poussif mais qu’on pardonnera volontiers, et il s’en suit l’arrivé des problèmes. L’histoire se construit donc plutôt bien sur les premières 20 minutes. On pourra déjà reprocher que certains éléments de l’histoire, pourtant prometteur, ne sont pas utilisé d’avantage. Je pense notamment à Didier Bourdon dont le personnage, certes dans une situation analogue à ce qu’on aura pu voir, quitte très vite cette même situation. Pourquoi ? quitte à jouer la carte du  »j’ai pas changé », autant la jouer à fond et pas la quitter après 15 minutes à l’écran. Mais admettons.

Passé une demi heure, un personnage fait son entrée, une demoiselle dont la présence aurait pu être un véritable élément narratif, un passage apportant un tournant nouveau comme cela a du être pensé dans un premier temps. Mais trop poussif, et vulgaire, le personnage devient très vite lourd, pesant, agaçant. La deuxième demi-heure m’a paru une éternité. Les trois frères errent sans réelle but et c’est contraire à la règle fondamentale de la narration au cinéma : a tout instant on doit pouvoir répondre à la question  »où on va ? ».

La dernière demi-heure, alors qu’on s’est débarrassé de ce personnage de trop, l’histoire reprend du souffle, on retrouve le rythme et l’humour des Inconnus et la dernière demi-heure est bonne et on s’amuse enfin.

En bref, sans s’attarder sur la technique qui n’a rien de particulier, ni a parti sonore plutôt quelconque, on retiendra qu’on a des bons acteurs, avec leur talent habituel, mais très mal exploité en raison d’une construction narrative qui souffre d’une dépression à mis parcours. Et c’est donc sans une pointe de tristesse que je dis : dommage.