Servi très froid

In / cine by XM studio host

Gone Girl s’annonçait comme un thriller, un policier des temps moderne qui semblait dès le teaser alléchant et que les critiques ont manifestement salué de plusieurs étoiles. M’étant moi-même affiné le palais ces dernières années sur des films plus variés que ce que je qualifie souvent de fast-food Hollywoodien, je ne me suis donc pas fait prié.

Et pour celui qui n’est pas dans les choux, vous aurez remarqué que la métaphore culinaire est au menu pour cette critique. Non, point d’envolée lyrique – même si j’aime pianoter allègrement – mais c’est que pour ce film, le déroulement en trois acte m’a immédiatement fait pensé à un bon repas (j’avais pourtant déjà diné alors). Ainsi le film s’articule en trois plat principaux, avec cette thématique centrale de la disparition de l’épouse.

L’entrée est sage, peut-être un peu trop fade – manquait de sel ou d’un quelconque aromate qui aurait pu
rehausser un plat plutôt bien construit, tant sur le plan visuel que technique. Par ailleurs l’amuse bouche qu’est la lecture du journal n’est pas déplaisant et ajoute une note plus sucrée à un plat plutôt quelconque jusqu’ici.

Mais le repas commence vraiment avec le plat principal. Une note nouvelle est apportée à peu près au tiers du film et qui dénote vraiment avec le début. Ce plat n’en ressort que d’avantage, et notre repas prend une tournure toute différente. Le chef nous fait alors comprendre que malgré son entrée digne d’une brasserie, on passe dans une gamme au dessus, et qu’on ferait bien de recommander une bouteille de vin. Je ne dévoilerai rien ici cependant de la composition des assiettes ou des épices utilisée. Secret de fabrication oblige !

Mais c’est au moment du dessert que le chef nous épate. Pas de dessert ou fromage. Les deux en même temps, articulé de tel façon que quand vous sortirez du cinéma, vous aurez encore les saveurs en bouche. D’une puissance redoutable.

Une vraie dégustation, pour les pupilles et les papilles, mais une adresse à ne visiter que si vous en avez les moyens !