Mia Madre

In / cine by XM studio host

Mamamia !

Et dire que je me targue toujours de ne jamais aller voir de drames au cinéma ! C’est que Mia Madre est bouleversant !

Il m’est impossible de parler de technique ici à proprement parler car le film ne tend pas à être beau mais à être vrai. Rapporté à la peinture, moi qui aime bien l’impressionnisme, on est là en présence du réalisme le plus pur.
J’y suis allé pour la simple raison que l’histoire traitait d’une réalisatrice. Ce seul pitch a piqué ma curiosité, et la perspective de voir un film en italien a achevé de me convaincre.
Mais en aucun cas je m’attendais à ce que la psychologie de celle-ci soit aussi visuelle. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : elle n’est pas raconté, pas dite par des personnages, mais mise en scène. Il en résulte à l’évidence que l’empathie est maximale, d’autant que la thématique abordée est d’une universalité absolue.
Et même si la nature des décors l’en empêche, le film chercher quand même l’esthétique là où cela est possible. Que ce soit sur une des places de Rome où l’on joue les perspectives, ou dans l’appartement de la mère baigné d’une lumière douce le présentant comme un peu figé dans le temps.

Pour résumer, Mia Madre se présente pour moi comme une peinture là où les autres serait des fresques (pour pousser l’analogie). Et il n’est pas dit que l’on doit tout aimer dans une peinture, sans pour autant que cela l’empêche d’être belle.