Retourd aux sources

In / cine by XM studio host

Si j’étais à la bourre pour Star Wars, je suis bien à l’heure pour le dernier Tarantino. Alors quid des 8 Salopards, dernier né de celui qui est presque devenu dernièrement un modèle pour moi ?
Eh bien …. ça éclabousse ! enfin ça claque aussi !

Alors vous l’aurez compris, c’est du Tarantino dans toute sa splendeur. Et si cette fois ci il se démarque en nous livrant, comme il le disait lui même, quasiment une pièce de théâtre, il serait tout de même difficile de l’adapter, surtout pour les problèmes que poserait le sang. Première remarque : mes proches le savent, je n’aime pas trop les pièces de théâtre adaptées au cinéma car elle me rendent claustro. Je n’aime pas en général rester coincé sur un seul décors pendant tout un film, pourtant là, sans dire que cela m’ait réjouis, je n’ai pas trouvé la chose pesante, d’autant moins quand on tient compte de la durée du film. Par plusieurs autres aspect ce film rappellera aussi aux connaisseurs Réservoir Dog – qui a donné des ailes à Tarantino – notamment pour cet aspect huis clos. A ceci près que, si c’était le cas à l’époque très probablement pour des raisons budgétaires, dans The Hateful eight, il s’en donne à coeur joie avec un décors magnifique et une péloche bien large.

C’était justement un des points de la campagne markéting : le grand retour du 70mm panavision par Tarantino ! Et pourtant au ciné cite, le format projeté avait un ratio de 2:20 ou au mieux 2:35, c’est à dire tout ce qu’il y a de plus standard… un peu triste de ce côté de ne pas avoir gouté au 2:76. Pour autant l’image est plutôt magnifique !
Pour une fois, il m’est dure de parler de technique car ce film ne se compare pas vraiment. Les images sont belles, certes et graphiquement peut-être un des meilleur Tarantino. La musique ? signée Ennio Moricone, mais extrêmement dosée et sporadique … donc dur à dire. Mais pour le reste on ne tourne que sur un décors ou presque et dans un style assez unique. Si techniquement, on ne peut être déçu, juger de la réussite de ce format sera sans doute une affaire de gout.

En revanche je peux dire que la narration est – encore une fois fidèle à Tarantino – et en terme de suspens très bien mené. Certes il prend son temps…. beaucoup …. 2h48 de temps, mais plus grande en est la fin. Et il donne tout le temps qu’il faut à ses acteurs… Et que dire de Samuel L. Jackson ? Il disait aimer travailler avec Tarantino, et on comprend ici pourquoi. Il nage dans son rôle comme un poisson dans l’eau au point qu’il donne une force et vie à son personnage ! …sans jamais que ça déborde !

En bref et pour faire simple donc, pour les amateurs du genre, ou pour ceux sont curieux, le cru 2015 de château Tarantino passe bien en bouche. Après comme toujours, impatients et hématophobes s’abstenir !