Vroum – le retour

In / cine by XM studio host

J’ai, une fois de plus, suivi mon gourou pour une séance (de cinéma) que je n’aurais jamais été voir de mon propre chef. Et là point de comédie, de drame, de blockbuster… Car il s’agit d’un ours (d’or), et plutôt typé film d’auteur.

Dans taxi Téhéran, inutile de chercher les repères conventionnels du cinéma, car ils n’y sont pas : pas de recherche du beau, point d’histoire complexe ou de mystère, point d’effets spéciaux. Mais alors pourquoi aller voir ce film ? Si vous êtes comme moi et avez un gourou, suivez-le, car cela fait le plus grand bien à l’ouverture d’esprit. Mais aussi, car c’est un très bon moyen de découvrir un autre point de vu sur l’Iran, depuis un natif, et non pas certains média à la solde de pointe de la finance dont les intérêts débordent un peu sur l’objectivité des informations. Et pourtant, Jafar Panahi, réussi un tour de force qui mérite d’être salué : le film entier fait croire à un plan séquence d’une heure vingt. Est-ce réalité ou fiction ? l’illusion est parfaite.

Sans le savoir je me suis embarqué de ce qui est au final une critique de la liberté d’expression, en particulier autour du cinéma, en Iran. Et au travers des passagers du taxi, une sorte d’histoire – certes un peu courte mais non moins intéressante – progresse. A noter que la petite fille pétille et déborde d’énergie, donnant au film un aspect plus léger.

A l’évidence on a là un film qui propose une expérience qui sort de l’ordinaire et vaut le détour pour qui n’est pas raciste borné. Et malgré des moyens simples, pour contourner son interdiction de filmer, il réaliser un tour de force technique. Son ours d’or n’est pas volé !