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Les animaux fantastiques

In / cine by XM studio host

De droit, tout le monde devrait se méfier des suites et extensions d’univers. Pourtant quand un film reçoit de bonne critiques à sa sortie, des spectateurs et de la presse, plus de toute possible foncez. Telle fut ma démarche face aux Animaux Fantastiques. Et cet enthousiasme général était fondé.

Tout en étant une grosse production, ce « préquel » de Rowling se démarque vraiment du style Blockbuster, là où même les Harry Potter étaient beaucoup plus conventionnels. Et cette démarcation est avant tout graphique. David Yates nous livre un petit conte bon enfant (même s’il a ses zones d’ombre) qui seront le parangon du Hobbit pour ce qu’il est par rapport à la trilogie de l’Anneau. Outre un New York du début du siècle très réussis et réadapté à la sauce sorcier, c’est avant tout les créatures que l’on retiendra. A une époque où elle abondent avec autre alien et bizarreries infographiques, on est souvent las de voir à peu près toujours la même chose. Ici, sans être anatomiquement très différentes, elle est restent belle et vivantes, avec une personnalité propre à chacune. Elle apportent une vrai touche de couleur au film, tant au sens propre que figuré.
J’évoquais un New York sauce sorcier : là aussi on peut féliciter l’équipe en charge du design car ils sont parvenu à donner un côté Américain crédible tout en gardant cette univers sorcier qu’ils avaient créé pour l’Angleterre. Ainsi, l’ambiance est familière sans pour autant être une pâle copie.

Une bonne partie de l’ambiance des Animaux Fantastiques tient aux acteurs, qui contribuent à cette ambiance, mais aussi au graphisme ; et notamment grâce à Eddie Redmayne et Katherine Waterston avec leur petit air innocent. Ils livrent une performance remarquable qui est mise en relief par les seconds rôles tenus par Dan Fogler et Alison Sudol. Et c’est là que je rebondis pour parler du scripte : très équilibré à mon sens. C’est un conte tout mignon, avec de la magie, une force obscure, du rythme, de la mignonitude, et de l’humour. Une des personne à la sortie de la séance trouvait qu’il manquait un enjeux. Je trouve en cela l’exemple parfait du formatage hollywoodien que l’on subi : toute histoire ne nécessite pas d’enjeux. Il s’agit d’aller d’un point A à un point B en suivant un personnage, et en voyant comment celui-ci évolue sur cette période de temps. Les enjeux ne sont alors qu’un outils dans le spectre des motivations possibles, et ici l’absence d’un grand méchant – par exemple- ne constitue en rien un obstacle.

En conclusion, si l’univers magique d’Harry Potter vous a manqué, foncez ! Les Animaux Fantastiques est un très bon conte pour cette fin d’année, très bien mis en scène, très bien écrit et réalisé. Pour une fois que les studios vous amène une nouvelle création sans vous prendre pour des pigeons, ne les boudez pas !

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