Valerian film poster

Valérian et la Cité des mille planètes : une perle vide.

In / cine by XM studio host

Il m’a fallu deux jour pour m’y mettre. Pourquoi n’ais-je pas été plus excité à l’idée de partager mon expérience de Valérian ? Un combinaisons de facteurs sans aucuns doutes, mais qui dans tous les cas aboutissent à une légère déception…

Certes, j’en attendais beaucoup, de ce film. Pour une fois qu’un réalisateur français peut se permettre un blockbuster spatial pouvant rivaliser avec Avatar, comment ne pas en attendre beaucoup ? Alors quelles attentes et quelles réponses ?

Commençons par le plus simple : les acteurs. Aucunes attentes, RAS. Il faut dire que tout acteur ne peut donner qu’à la mesure du scénario et du réalisateur.
Ensuite, l’image : j’avais à ce regard beaucoup d’attentes. Le trailer promettait une grande fresque équipe et colorée. Et s’il est vrai que Luc Besson a été très créatif, il n’empêche que la structure narrative dessert l’image au sens ou l’ensemble parait déstructuré. A l’inverse, à la sortie d’un Avatar, j’avais été bluffé par les visuels, certes un peu révolutionnaire mais pas tant, qui en revanche avait une vraie cohérence graphique, portée par la cohérence narrative.

Vous me voyez donc arriver avec l’histoire : 2h18 était à l’évidence de trop. Besson tombe dans le piège de contempler son propre univers au point où – à plusieurs reprises – on peut s’interroger sur l’intérêt de la scène. Sans rentrer dans les considérations du genre « Rihanna a-t-elle sa place dans une odyssée spatiale? » (à l’évidence non car son image porte trop de connotations, à l’inverse d’acteurs jeunes et frais parfais pour le style), plusieurs détours de Valérian n’apporte pas d’éléments vraiment nouveau à l’histoire et cela revient à poser la question du grand méchant. Qu’elle force les héros doivent-ils affronter, quels choix doivent-ils faire ? Ce n’est vraiment que vers la fin que ce genre de mécanisme se met en route, et c’est là que l’histoire devient poignante.

Et alors que j’écris cette critique, je ré-écoute les musiques de Valérian. Hors, là aussi, Alexandre Desplat n’a pas réussi à donner un thème fort aux personnages et on alterne avec de la musique orchestrale et de la Pop… rendant au final le tout très quelconque. À mon sens une bande son originale était de mise, comme pour toutes les grandes odyssées spatiales, la pop étant réservée aux films de gangsters et aux films qui ne se prennent pas au sérieux comme les Gardiens de la Galaxie. Il n’y a pas d’entre deux.

Au final le portrait que je dresse est très noir, la faute à une histoire trop faible et un tout qui se cherche. Pourtant les bonnes idées ne manquaient pas et dans le fond, l’univers Christin/Besson est riche et unique : rien que vous ne trouverez vraiment dans un Hollywood consensuel… Valérian et la Cité des mille planètes reste un bon film de Science-Fiction et un bon travail. Il mérite un bon 14/20! Donc à voir, avec détachement !

Et vos amis habituels : Allo-ciné et IMDb